4# Chanel. Au naturel.


De l'éveil / dimanche, septembre 27th, 2020

La beauté se cultive avec Chanel. Exposition prenant place au Jardin des Plantes dans la Galerie de Minéralogie, la richesse des actifs végétaux utilisés par la célèbre Maison du 31 rue Cambon y est mise en avant dans un décor immersif. Retour sur une expérience bucolique et botanique entre agroécologie, Recherche et Développement Chanel Parfums Beauté.

Le cœur d’une démarche d’exception : l’agroécologie Chanel

Exposition très attendue, crise sanitaire oblige, c’est du 23 au 27 Septembre 2020 que Chanel a choisi de présenter un florilège de ses engagements botaniques et techniques pour son activité Beauté. Tenue au Jardin des Plantes, cette exposition tire sa singularité des sources scientifiques qui animent ce lieu, déjà fondé en 1635 et mettant en lumière les vertus médicinales des plantes. Le voyage proposé illustre son cheminement au moyen des supports d’exception, entre herbiers, droguiers, fruits et graines, vélins et ouvrages rares, directement issus des collections du Museum national d’histoire naturelle de Paris.

« Aimons, apprenons et protégeons les plantes » Marc Jeanson, botaniste

Dans ce monde contemporain, Chanel invite les visiteurs à prendre conscience du lien originel et fondamental qui existe entre l’Homme et le végétal en collaboration avec Marc Jeanson, ancien responsable de l’Herbier national au Muséum national d’Histoire naturelle de Paris, Marc Jeanson est aujourd’hui directeur botanique du Jardin Majorelle à Marrakech, ingénieur paysagiste et journaliste. Les plantes nourrissent, soignent et embellissent. Fabuleuse adaptation sur Terre, les plantes sont le siège de réactions chimiques pouvant faire face aux différentes contraintes environnementales, climatiques et autres dangers. La capture de l’énergie lumineuse est la base de leur fonctionnement – processus chimique autrement appelé photosynthèse où des composés inorganiques – molécules carbonées, simple dioxyde de carbone CO2 et eau H2O – sont transformés en composés organiques – glucose C6H12O6 et autres glucides et oxygène O2. Ces réactions chimiques complexes diffèrent et sont propres à chaque espèce de végétaux, et très précieuses pour l’élaboration d’actifs santé beauté de par leur potentiel varié. Chanel met donc en avant la préservation de cette biodiversité délicate et la puissance qu’elle représente pour des études en cosmétologie, ou curatifs divers, toujours plus prometteuses.

La démarche Chanel Parfums Beauté, initiée maintenant il y a plus de 10 ans, répond à cinq grands principes retrouvés dans ses filières végétales :

  1. La Nature est le socle de l’expertise
  2. Co-construire des filières équitables avec les producteurs
  3. Préserver la biodiversité
  4. Valoriser les terroirs avec une approche agroécologique
  5. Protéger les patrimoines immatériels liés aux plantes

Ces cinq grands principes sont mis en pratique dans les quatre laboratoires Chanel -Madagascar, les Alpes du Sud et le Sud-Ouest de la France et le Costa Rica – qui se situent dans des zones climatiques à spécificités propres : biodiversité, culture, agriculture.

Les laboratoires Chanel : création sur mesure d’actifs uniques

L’immersion dans les sciences végétales de Chanel se poursuit avec la mise en avant de ses quatre plantes emblématiques rentrant dans la formulation de ses soins beauté iconiques. Issues de ses quatre laboratoires à ciel ouvert, leur nom vernaculaire n’est pas inconnu : Vanilla planifolia, Anthyllis vulneraria, Camellia japonica alba et autre Coffea arabica.  Le Département innovation et développement ingrédients cosmétiques situé à Pantin œuvre à extraire leurs molécules végétales à haut potentiel grâce à des techniques sur mesure optimisées grâce à la chimie verte, veillant donc à limiter la génération de substances néfastes pour l’environnement. Dans ce souci d’impact mineur sur la biosphère, Chanel privilégie dans ses formulations produits l’utilisation de matières premières renouvelables qui ainsi combinées aux actifs, génère des formules sûres, efficaces et sensorielles.

  • Vanilla planifolia, l’orchidée régénérante

Communément associée à des effluves délicieux d’un parfum séducteur et moelleux, ou magnifiant subtilement l’arôme d’un d’un mets aux allures exotiques, Vanilla planifolia est dotée d’une tige charnue, d’une liane de parfois plus de 15 m de long, ses feuilles sont plates, longues et coriaces, ses fleurs cireuses éphémères donnent les fruits encore appelés gousses de vanille de Madagascar. La Recherche de Chanel s’est associée avec la référence mondiale en matière de sénescence, le professeur Johannes Grillari, Expert international en sénescence au CDL BOKU et au LBI, Vienne. Ensemble, ils ont découvert le secret du solidage élaboré pour la ligne de soins Chanel Sublimage. L’ingrédient actif naturel Vanilla planifolia PFA (PolyFractioned Active) freine le processus de vieillissement de la peau en aidant les cellules à fonctionner à leur niveau optimal et en dynamisant la vitalité cellulaire.

  • Anthyllis vulneraria, la fleur lumineuse

Fleur aux pétales jaunes, rouges ou blancs, ses petits calices ressemblant à du coton sont munis de poils avec tige souple et allongée. Dans son laboratoire des Alpes du Sud de la France, c’est l’actif extrait de cette plante que Chanel intègre dans ses produits Lumière de la ligne Sublimage. Anthyllis vulneraria régule alors la pigmentation afin de mieux unifier le teint. Plante sauvage capable de se développer dans un environnement hostile, elle puise son énergie exclusivement dans la lumière.

  • Camellia japonica alba, la fleur hydratante

Fleur de cœur de Gabrielle Chanel, ornement coquet trouvé sur le buste de la fameuse courtisane romanesque d’Alexandre Dumas, Camellia japonica alba présente une corolle parfaite et immaculée, c’est une fleur élégante et dodue aux pétales serrés du Sud-Ouest de la France. En partenariat avec la start-up française Capsum, le pouvoir unique du camélia blanc est encapsulé dans des microbulles, technique de micro-fluidique, réunies dans une ligne de soins Hydra-beauty aux textures fraîches et légères pour une peau éclatante. Le principe est innovant, des bulles contiennent les actifs Camellia Alba OFA (OleoFractioned Active) et Camellia Alba PFA (PolyFractioned Active) liposolubles de haute valeur ajoutée et protégés jusqu’à l’application. Ces microbulles sont stables et parfaitement calibrées, éclatent à l’application et confèrent à la peau une efficacité hydratante élevée dont la sensorialité se démarque des émulsions traditionnelles.

  • Caffea arabica, la graine antioxydante

Graine trapue, odorante, aromatique, de ton beige à marron, c’est en 2013 que Chanel sélectionne le café vert du Costa Rica pour sa composition riche en molécules antioxydantes. Dans un souci permanent d’esprit durable et équitable, Chanel s’associe en 2015 à une coopérative agricole locale de production de café vert située dans la péninsule de Nicoya. Son premier actif Café vert PFA (PolyFractioned Active) voit le jour la même année. Le café vert du Costa Rica, reconnu pour ses propriétés antioxydantes, protège durablement la peau et la renforce. Cet actif répond spécialement bien aux besoins de la peau des hommes, comme mis en avant dans le soin Boy de Chanel qui est un gel hydratant ultra-frais à l’acide hyaluronique et à l’extrait de café vert fortifiant.

Retrospective technique avec Chanel : la photographie botanique

Chanel emmène le visiteur plus loin dans la découverte botanique et lui permet de s’enrichir d’un atelier cyanotype. Inventé en 1842 par l’astronome anglais John Herschel, le cyanotype est un procédé photographique ancien qui produit des images sur papier monochromes en négatif dont la teinte bleu cyan est immédiatement reconnaissable. Le procédé fonctionne grâce à une solution photosensible, mélange de ferricyanure de potassium et de citrate d’ammonium ferrique qui est appliqué sur le papier qu’on laisse sécher sur une surface pour la rendre photosensible. La plante sèche ou fraîche « à imprimer » est placée sur ce papier imbibé séché et bloqué avec une plaque de verre. Dans une machine reproduisant les rayons ultraviolets de la lumière, le fer se transforme environ en 5 minutes pour créer un pigment bleu insoluble et les parties de l’image non-exposées sont rincées à l’eau comme pour un tirage photo argentique. L’ombre laissée par ce procédé révèle l’anatomie du végétal.

C’est la botaniste britannique et photographe Anna Atkins qui de par sa formation fine en biologie et sa connaissance des techniques pionnières en photographies, utilise cette technique particulière pour étudier les différentes familles d’algues vers 1841 et ainsi élaborer un herbier précis. Comme elle était amie avec John Herschel elle découvre très tôt le procédé du cyanotype et l’utilise dans la conception du livre Photographs of British Algae : Cyanotype Impressions qui devient le premier livre publié étant illustré par des photographies (source : laboiteverte.fr). L’ouvrage est ainsi entièrement conçu artisanalement et cédé gracieusement par Anna Atkins à ses amis botanistes. Ce rare ouvrage n’existe à travers le monde qu’en vingt exemplaires dont l’un d’entre eux, et très complet, est conservé précieusement au Museum national d’histoire naturelle de Paris.

Ce dernier tableau mêlé aux précédents de l’exposition La Beauté se cultive par Chanel, laisse une impression consciente aux visiteurs qu’en choisissant de puiser dans la nature la matière première de ses soins de beauté, Chanel se projette en visant le long terme et continue d’écrire son histoire où engagements responsables, sociaux, territoriaux, environnements et humains sont la clé de voûte de recherches durables et en symbiose avec le monde moderne.

Naturellement.

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